La Bourse de Paris restait mal orientée vendredi la mi-journée, les craintes des investisseurs sur la Grèce ayant été ravivées par les exigences imposées au pays par ses bailleurs de fonds, l'Union européenne et le Fonds monétaire international.
A 11H55 (10H55 GMT), l'indice CAC 40 cédait 0,58% 3.404,88 points dans un volume d'échanges de 942,57 millions d'euros.
"Les Grecs ont eu beau tomber d'accord sur les mesures d'austérité (exigées par les créanciers publics du pays), il est clair que les responsables européens ne sont pas encore convaincus et veulent voir tout cela écrit noir sur blanc". Cela entretient un flou qui pénalise le marché, soulignent les analystes d'IG Markets.
La zone euro a donné moins d'une semaine Athènes pour répondre plusieurs exigences, et notamment pour trouver 325 millions d'euros d'économies budgétaires, avant de pouvoir délier les cordons de la bourse et accorder la Grèce une aide cruciale.
"Nous restons convaincus qu?un accord sera trouvé pour éviter la contagion, mais la situation est de plus en plus tendue", estiment les stratégistes du Crédit Mutuel-CIC.
Les chiffres du commerce extérieur chinois, qui s'est contracté en janvier, cause des fêtes du Nouvel an mais aussi de la crise en Europe, pesait aussi sur la tendance.
"La chute des importations chinoises devrait toucher aussi l'Allemagne", estime Arnaud Poutier, analyste chez IG Markets, "cela montre la très grande faiblesse de la conjoncture européenne".
Les investisseurs restaient concentrer sur les nombreux résultats d'entreprises.
Les valeurs cycliques, les plus dépendantes de la conjoncture, étaient malmenées, pénalisées par le retour de l'aversion pour les actifs jugés risqués. Michelin cédait par exemple 0,50% 55,45 euros. Le groupe a pourtant affiché des objectifs de croissance ambitieux, après l'annonce d'une hausse de 39% de son bénéfice net 2011 1,46 milliard d'euros.
Au lendemain d'une forte progression, le secteur bancaire était victime des incertitudes sur la Grèce. Société Générale reculait de 1,85% 24,66 euros, Crédit Agricole de 1,71% 5,50 euros et BNP Paribas de 0,85% 36,23 euros.
Alcatel-Lucent restait largement en tête de la cote (+16,87% 1,75 euro) alors que l'équipementier en télécommunications est passé dans le vert en 2011 pour la première fois depuis sa création en 2006, avec plus d'un milliard d'euros de bénéfices.
Déj malmené la veille, GDF-Suez enregistrait la plus forte baisse du CAC 40 (-2,46% 19,79 euros). Oddo Securities, déçu par les perspectives du groupe très en deç des attentes, a abaissé sa recommandation sur le titre, passant de "neutre" "alléger" et ramené son objectif de cours 18 euros, contre 22 auparavant, selon une source de marché.
Hors CAC 40, le groupe technologique Lectra cédait 7,06% 5 euros, son intention de donner un coup d'accélérateur ses investissements ne convainquant pas les investisseurs.